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Interventions Florisud

Florisud à Bruxelles

Hénault Benjamin

Florisud a participé le 10 octobre dernier à la réunion du groupe d'experts fleurs et plantes de la commission européenne, dans les locaux de la Direction Générale de l'Agriculture, en présence de nombreux représentants de l'horticulture européenne.

Sur invitation du président de l'AREFLH (Assemblée des Régions Fruitières, Légumières et Horticoles) qui regroupe 27 régions européennes, Benjamin Hénault de Hyères Hortipole a pu participer aux débats du groupe de travail en tant qu'observateur. Ce groupe se réunit chaque année à l'initiative de la commission européenne pour donner un avis consultatif sur différents thèmes concernant l'horticulture ornementale. Différents experts, représentant les intérêts professionnels de nombreux pays, siègent dans ce groupe. Pour la France, étaient également présents notamment les établissements Turc et 2 responsables de la FNPHP.

L'ordre du jour concernait différents sujets d'importance pour notre secteur :

- l'évolution de la production et du commerce horticole en Europe. Les fleurs coupées représentent 75% des importations horticoles dans l'UE, le Kenya et l'Ethiopie étant respectivement les 1er et 2ème plus grand fournisseur de l'Europe (dont 95% de fleurs coupées chacun) avec des volumes de 100 000 tonnes en 2011 pour le Kenya et 40 000 tonnes pour l'Ethiopie, en progression constante au détriment des autres origines. Sur ce point, Florisud a questionné les experts de la DG Agri sur les mécanismes de régulation des importations qui sont inexistants aujourd'hui, aussi bien en termes de taxes douanières que de volumes d'entrée dans l'UE, du fait d'accords négociés entre l'UE et les pays africains pour leur développement. Voir pour info 2 articles issus du site officiel de la communauté européenne sur l'aide au développement au Kenya à télécharger ici : article 1 , article 2 .

- les possibilités pour nos filières de bénéficier des effets de la PAC (Politique Agricole Commune), avec l'accès aux droits à paiements uniques notamment et la nouvelle règlementation d'OCM unique (organisation commune des marchés). Les discussions révèlent que, bien que l'horticulture fasse partie de l'OCM unique pour la prochaine réforme de la PAC 2014 - 2020, les opportunités d'appui sont très limitées : pas de "références historiques" pour bénéficier des DPU (Droits à paiement Unique) en horticulture, tandis que le projet de "programmes opérationnels" horticoles, sur le modèle des fruits et légumes, au bénéfice des organisations de producteurs manque de soutien dans la profession nationale et européenne.

- le financement de la promotion des produits de l'horticulture

Se déroulant dans le bâtiment de la Direction Générale de l'Agriculture, le groupe bénéficie normalement de l'intervention des fonctionnaires européens qualifiés dans ces différents sujets, avec la présence de Mme Aurora IERUGAN, analyste économique de la section produits horticoles.

Il faut noter la faiblesse de la représentation horticole nationale à l'échelon européen : peu de personnes représentent la France dans notre secteur, en particulier dans les groupes officiels du COPA - COGECA (assemblée des producteurs européens, assemblée des coopérateurs européens). Les intérêts défendus par les pays du Nord (Pays-Bas, Allemagne,...) sont souvent contraires à ceux du Sud, les premiers portant majoritairement la voix d'un commerce fort (ex : pas de consensus pour demander une meilleure régulation des importations à l'entrée de l'Union).

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