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Horticulture générale

Un bouquet de labels DD pour les fleurs coupées.

Christine Durand

L’accès aux marchés européens est devenu attentif puis demandeur de garanties en termes de développement durable : DD. Le développement durable répond maintenant à une attente d’une certaine part de marché, si bien que même les pays producteurs Européens trouvent intérêt à valoriser ainsi leurs productions

Pour l’ensemble des membres de florisud , une article plus détaillé est développé sur ce thème dans l’espace privé du site .

Les pratiques horticoles ont un impact environnemental (consommation d’eau, utilisation de produits phytosanitaires) et un impact social (santé, niveau de vie). L’accès aux marchés européens est devenu, dès l’émergence de la production dans les pays en voix de développement, attentif puis demandeur de garanties en termes de développement durable : DD. Le développement durable répond maintenant à une attente d’une certaine part de marché, si bien que même les pays producteurs Européens trouvent internet à valoriser leurs productions en apportant des garanties de développement durable.

Création des labellisations Développement Durable (DD)

A l’initiative des marchés (ex : MPS, ETI) et des pays producteurs (ex : Milieukeur, KFC) les démarches de labellisation de développement durable sont multipliées sur le secteur horticole dès les années 1990 et sont légions maintenant.

La grande majorité d’entres elles satisfont une demande commerciale B2B ( Business to Business) ce qui signifie un engagement de la production (sur des critères environnementaux ou sociaux) pour garantir aux acheteurs une réduction du risque lié au produit. Selon ce schéma, la labellisation est une condition d’accès aux marchés d’exports pour les producteurs, mais le client final est bien souvent peu informé sur ces labels. C’est principalement dans le circuit commercial de la grande distribution ou de chaines florales Européennes que sont répercutées les garanties demandées aux fournisseurs via la communication de ces grands groupes qui proposent des marques DD à leur clientèle (ex : Carrefour Eco planet –(France), Tesco naturally, Active Naturals-(Grande Bretagne))

Certaines labellisations, se positionnent elles dans une logique B2C (business to consumer) et offrent une visibilité jusqu’au consommateur. Ces labels proposent leur propres forces de communication pour aller jusqu’au consommateur final. Elles se développent plus particulièrement sur les marchés dont les consommateurs sont particulièrement sensibles à l’achat responsable ( Suisse, Grande-Bretagne…)

Le questionnement des producteurs face au choix dans ces labels.

Les premières démarches entreprises par les producteurs ont été celles relavant du B2B, pour accrocher des marchés à l’export. Il n’est pas rare encore actuellement de voir certaines grandes fermes horticoles mettre en œuvre 5 démarches ou plus de labellisation différente pour satisfaire la demande de leurs différents clients Européens. Bien qu’il n’existe pas de chiffre officiel, il est commun d’estimer qu’entre 50 à 75% des fleurs importées en Europe relèvent de ces labels.

Cette explosion des références en termes de labels DD pour la fleur coupée, a aboutie à une grande confusion sur les marchés. Afin de clarifier les choses, un travail de coopération entre les organisations de différents pays a été engagée pour structurer des labels ombrelle (Global Gap, FFP) ou des Codes de bonnes pratiques internationaux (ICC : International Code of conduct for de production of cut –flowers crée en 1998). Les labels ombrelles permettent de regrouper différents labels qui présentent le même niveau d’exigences bien qu’ils émanent de différentes structures.

Dans les entreprises horticoles, l’heure est maintenant à l’optimisation des choix. Avec la stagnation des prix sur les marchés et la répercutions de la crise économique sur certains pays de consommation européens (notamment Grande Bretagne), la production est beaucoup moins à même d’assumer les coûts de multiples labels. C’est l’heure des choix commerciaux stratégiques, pour satisfaire la demande actuelle de leur portefeuille clients et anticiper la demande future ! Plus que jamais la lisibilité d’un label et sa valeur à l’international sont primordiales. Le choix d’un label B2B ou B2C est quant à lui stratégique selon le réseau de distribution du produit.

En savoir plus :

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