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Horticulture générale

Le prix des fleurs : l’ empreinte «eau »

Durand Christine -

La prise de conscience de l’impact de l’activité humaine sur les ressources naturelles indispensables à la vie sur terre , nous fait réfléchir à la vrai facture d’une rose kenyane pour le consommateur Européen. Et quand cette réflexion est menée par les plus puissantes ONG mondiales, les marchés Européens tremblent.

Quand les ONG veillent au grain, la donne change pour le Kenya. La pression économique qui en résulte oriente actuellement l’horticulture kenyane vers une démarche de progrès pour satisfaire ce nouveau critère attendu de qualité des marchés. Et c’est pour cela que vous entendrez parler de l’empreinte « eau » de la rose Kényane.

Qu’est ce que l’empreinte « eau » ?(water foot print)

Le calcul de l’empreinte « eau » est complexe. Il prend en compte, non seulement la culture, mais aussi les impacts de l’activité horticole (commerce inclus) sur son environnement, d’où cette idée de vraie facture pour la société. On choisi de mesurer en unité d’eau, réelle ou virtuelle, parce qu’il est maintenant établi que l’eau est la plus précieuse des ressources pour le développement de l’humanité, sa gestion constitue un enjeu politique et économique primordiale.

Ce que nous apprend l’existence de l’empreinte « eau » de la rose Kényane ?

Avant tout cela montre, que le prix de vente n’est plus le seul élément de décision des marchés Européens.

Les ONG mondiales, sont engagées financièrement dans le développement de démarches de progrès au Kenya. Leur programme d’actions en faveur de l’agriculture inclue les effets sur la population, la gestion de la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles. Elles constituent des organismes de contrôle libre et puissants et furent les premières à constater sur le terrain des violations manifestes aux codes éthiques (ETI) pourtant adoptés par exploitations kenyanes. Il en résulta dès 2002 ce que l'on peux qualifier de peur sur le secteur économique horticole kenyan ( fruit / légume/fleur). A l'évidence les pressions exercées sur les marchés Européens ont été perçues car tout le monde se remet au travail autour de HEBI (Horticulturale Ethical Business Initiative) pour regarder en face le vrai coût de l’horticulture Kényane dont l’empreinte « eau » est emblématique.

Et qu’elle est cette empreinte « eau » de la rose kenyane ?

Selon, l’article « Water footprints: lessons from Kenya's floriculture sector » (réf : Guardian Professional du 20/08/12) , acheter en Europe des roses Kényanes a un impact de 10 litres d’eau par tige. Sans autre unité de comparaison cela reste difficile à apprécier. Il est également signaler que cet impact a plus que doublé en 15 ans et là, c’est accablant.

Dans la région horticole européenne où nous sommes, il est surement très intéressant, pour nous aussi, de replacer l’activité horticole dans son contexte sociétal et environnemental.

N’avons-nous pas en Provence, fait preuve de gestion responsable de la ressource en eau à travers le développement du réseau d’irrigation du canal de Provence ! N’avons-nous pas à l’horizon de nos terres agricoles l’un des plus beaux parcs naturels : le Parc de Port Cros ! Si l’on ne parle plus seulement de prix, alors autant prendre la parole nous aussi.

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