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Horticulture générale

Fort développement horticole en Ethiopie

Benjamin Hénault

Un fort développement de l'horticulture est attendu dans les 5 ans à venir, soutenu par d'importants investissements du secteur privé. Le gouvernement met en place des mesures d'aides, avec respect de critères sociaux et environnementaux.

Le revenu des exportations horticoles devraient tripler en 5 ans pour atteindre 550 millions de dollars en Ethiopie en 2016. Cette évolution pourrait suciter également des inquiétudes chez les pays grand producteurs d'Afrique, comme le Kenya, qui pourraient y perdre une partie de leur économie et des infrastructures sociales mises en place à l'occasion de leur propre développement (voir article Florisud du 8 septembre dernier).

En effet, plus de 90 compagnies, y compris étrangères, ont déjà choisi d'investir sur plus de 1600 ha dans le secteur des fleurs coupées et 1200 ha dans les légumes. La progression annuelle des recettes des exportations horticoles est de 25 à 30 %, elle devrait atteindre plus de 35% en 2012 grâce à l'extension de projets actuels et l'accueil de nouvelles sociétés. En mai 2010, 55 sociétés productrices de roses étaient implantées en Ethiopie parmi 120 sociétés productrices ou exportatrices dans le secteur horticole.

Le gouvernement voit dans l'horticulture une source importante de diversification de son économie (où le café est prépondérant). Il accompagne ces investissements de mesures incitatives : allègement d'impôts sur 5 ans, baisse des droits d'importations, et facilité d'accès au financement bancaire.

Une procédure de certification, validée en conseil des ministres le 25 février dernier, basée sur des règles environnementale et sociales sera rendue obligatoire pour toutes les entreprises de fleurs coupées. Trois niveaux seront appliqués, selon le degré d'engagement des entreprises, depuis un niveau basique "bronze" (dont pas d'utilisation de produits interdits...) à plus avancé "or" (bonnes pratiques pour l'utilisation et le stockage des pesticides, engagement dans un programme global de développement social et environnemental) assorti d'audits d'entreprises.

Des mesures constituant un code de Régulation du Développement Horticole qui laissent supposer un encadrement et une estimation bien faibles des pratiques actuelles envers l'environnement.

Source : D'après article du Lien Horticole n°764 du 31 août 2011 et site Internet http://ethiopianflowerexport.com

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