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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

De nouveaux services aux horticulteurs

Ange LHOSTE DROUINEAU

Grâce aux résultats de l’action « Horticulture et biodiversité fonctionnelle » de nouveaux services sont proposés aux horticulteurs par le réseau recherche appliquée (Scradh) et développement (Phila-flor)

les nouveaux services mises en place au bénéfice des horticulteurs :

  • Le diagnostic en entreprise de l’état sanitaire des cultures : global et précis au niveau entomologique (enquête pucerons, identification de nouvelles espèces)
  • L’accompagnement dans la mise en œuvre de pratiques respectueuses de l’environnement
  • La formation des exploitants, des salariés, des conseillers
  • La diminution d’intrants : réduction et/ou abandon de produits chimiques, lutte biologique par conservation
  • La détection précoce des noctuelles par le système d’alerte (voir illustration)
  • La mise au point d’outils d’aide à la prise de décision
  • La caractérisation des sites à l’aide d’indicateurs écologiques

le regard sur l'environnement :

  • L’étude le montre, les sites qui font l’objet d’une PBI voient leur population d’arthropodes se diversifier qu’ils soient nuisibles mais aussi utiles. Ces derniers se maintiennent d’une campagne à l’autre et pourrait même être mieux valorisés si nos hypothèses s’avèrent fondées. Par conséquent, puisque par leurs pratiques les horticulteurs conservent une faune auxiliaire utile dans leurs systèmes de production, alors le projet Florisud n°6 s’inscrit bien dans une démarche de « biodiversité fonctionnelle ».
  • L’horticulture serait alors une des voies pour protéger et valoriser la biodiversité végétale et faunistique, donc l’environnement, dans un département comme le Var où le paysage horticole est inclus dans un territoire accueillant une forte population et développant le tourisme.
  • Le programme 2010 – 2012 permettrait au secteur horticole de trouver sa place tant au niveau économique que territorial et écologique, les protagonistes étant inévitablement dans une thématique orientée vers le progrès technique et la préservation de l’environnement.

La finalité

  • Les résultats, s’ils permettent d’identifier et de conseiller des pratiques de culture plus respectueuses de l’environnement, entraineront une meilleure inscription territoriale et une meilleure acceptabilité de la production végétale par la société.
  • L’aménagement et le mode de gestion de l’espace (cultures, environnement plus ou moins proche) deviennent ainsi des points clefs dans la réussite de la protection biologique en extérieur mais aussi sous abri.
  • Aussi, afin de maintenir ou attirer les auxiliaires de culture, il est important de conserver et de développer des zones propices à l’habitat. Ces zones sont parfois appelées «zones écologiques réservoirs » ZER (Van Helden et al & Pain, 2007, 2000).

Les aménagements paysagers en entreprise ou autour des entreprises permettraient de renforcer la démarche de Protection Biologique Intégrée conduite en culture. Toutefois il faut veiller à trouver des solutions économiquement rentables et réalisables pour les horticulteurs. Si la question se pose peu pour les nichoirs, dont le coût est modeste et l’entretien nul, elle est bien plus pertinente pour les aménagements de plantes réservoirs. L’horticulteur étant là pour ses cultures, il ne pourra pas consacrer du temps et des moyens pour l’entretien des aménagements paysagers. Il est donc indispensable de concevoir des systèmes auto entretenus, qui reposent donc principalement sur des espèces végétales très bien adaptées à nos conditions méditerranéennes et nécessitant que peu de soins.

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