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Environnement

Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

Projet En cours

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Cette action a été conçue par le scradh suite à l’observation d’auxiliaires naturels actifs dans les cultures de la station d'expérimentation conduites en protection biologique intégrée . Elle est animée par Ange LHOSTE DROUINEAU en relation avec son réseau de partenaires.

Ange Lhoste-drouineau

Responsable

SCRADH

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Description

L'action utile d'auxiliaires indigènes dans la protection des cultures a également été observée dans d’autres régions où les cultures sont également en PBI (groupe PBI de l’institut Astredhor). Il s’avère d'ailleurs que de très nombreux auxiliaires, distribués par les sociétés d’élevage, existent à l’état naturel tant dans le Var que sur le littoral méditerranéen et que par ailleurs des auxiliaires indigènes non disponible en élevage, ont un rôle important de contrôle biologique
Partant de ce constat, l’idée est venue de caractériser les facteurs favorables au maintien des populations utiles et d’accompagner les exploitants à travers des actions de recherche appliquée directement sur entreprise et de dégager de ces travaux des recommandations utiles pour favoriser l’installation et l’activité des auxiliaires naturels en entreprise.

Enjeux

Depuis 2006 et les premières confirmations de l’intérêt représenté par la faune auxiliaire locale, le réseau d’étude et les méthodologies se sont affinées afin de connaitre les dynamiques de populations pour mieux appliquer les stratégies de contrôle. Ainsi, le suivi a été reconduit sur des sites répertoriés afin d’enrichir la collecte, d’identifier les facteurs favorables d’installation des auxiliaires et d’aider les producteurs à anticiper la protection des plantes.

Inventaire faunistique, analyse des composantes écologiques des sites, suivi dynamique de certains ravageurs (noctuelles défoliatrices et terricoles, thrips, pucerons, etc.), tout a été mis en œuvre afin de pouvoir apprécier le potentiel de valorisation de la faune auxiliaire.

Après l’analyse des résultats de cette première étape, un dispositif de suivi a été mis en place à partir de 2010 sur 11 sites dont le Scradh afin de valider un certain nombre de préconisations sensées favoriser l’installation et l’activité des auxiliaires naturels. Cette validation et la diffusion des références qui en découleront constituent l’objectif final du projet.

Les enjeux pour la profession horticole se comprenent

Face à la diminution du nombre de substances actives homologuées,

Face au coût prohibitif des produits phytosanitaires et de leur application,

Face à la généralisation des résistances aux substances actives,

Face à une demande sociétale croissante de produits respectueux,

Et surtout, face aux conséquences sur la Santé Humaine et l’Environnement, la combinaison protection intégrée et biodiversité fonctionnelle est une voie d’avenir pour la profession horticole...

En effet, après une prise de conscience dans les années soixante sur les effets pervers d’une utilisation massive des pesticides organiques de synthèse, c’est en 1987 que la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Organisation des Nations Unies), avance la notion de « développement durable ».

Ainsi, en horticulture méditerranéenne, les efforts se sont notamment portés sur les méthodes de protection biologique intégrée des plantes (PBI).

Ces méthodes sont en plein développement dans les exploitations horticoles varoises, et en particulier de fleurs coupées : de 5 entreprises pour 2.2 ha en 2006, elles s’étendaient courant 2009 à plus de 50 entreprises sur 28 ha pour une douzaine d’espèces concernées. La mise en place de la PBI nécessite généralement l’achat d’insectes d’élevage pour lutter contre les ravageurs, ce qu'ils font en général par prédation ou parasitisme (insectes « auxiliaires » de culture).

L’originalité de ce projet, qui s’appuie sur le concept de « biodiversité fonctionnelle », est plutôt de favoriser l’installation d’organismes naturels indigènes ayant un rôle actif dans la maîtrise des populations d’insectes nuisibles aux cultures. L’objectif est notamment de diminuer les coûts de la PBI et de tirer le meilleur avantage de la richesse faunistique de notre environnement.

Dans ce projet, un protocole très appliqué a ainsi été mis en place, dont les différentes étapes consistent à :

  • observer les organismes naturellement présents dans les cultures,
  • les identifier,
  • les décrire,
  • comprendre leur action sur les ravageurs
  • mettre en place les conditions favorables à leur développement dans les entreprises.

Concrètement, ce travail d’inventaire faunistique est réalisé grâce à des relevés hebdomadaires de pièges indicateurs (panneaux englués notamment) et des observations, comptages ou collectes d’insectes (piéges à entonnoir avec phéromones, aspirateur à bouche,...). Les populations sont ensuite identifiées et classées dans quatre communautés :

  • Les ravageurs
  • Les auxiliaires (insectes agissant dans la lutte contre les ravageurs)
  • Les « neutres » qui sont des individus isolés n’ayant pas de lien avec les ravageurs et les auxiliaires
  • Les individus au rôle indéterminé

Ce travail est réalisé dans les exploitations avec la contribution des producteurs eux-mêmes et les techniciens conseils du groupement Phila-Flor. Débuté en 2006, cet inventaire sera réalisé en 2010/2011 sur 10 exploitations différentes, dont le type d’abri, le système de culture et l’environnement immédiat sont représentatifs des conditions d’exploitation dans notre bassin hyèrois.

Elles sont situées entre les communes d’Hyères, Ollioules et Brignoles, et sont spécialisées dans la culture de 7 espèces différentes : Anthurium (Anthurium andreanum), Anémone galilée, Gerbera (Gerbera), Lisianthus (Eustoma russellianum), Muflier (Antirrhinum majus), Pivoine (Paeonia), Roses (Rosa), Renoncule (Ranonculus) et Polyculture (au SCRADH, centre d’expérimentation de Hyères). Dans chaque exploitation, les pratiques culturales et la description de l’environnement sont notés afin de définir les facteurs favorables au maintien des populations auxiliaires. Il s’agit de trouver les indicateurs utiles au raisonnement de la lutte contre les ravageurs, de préférence par anticipation.

Dès 2008, les indicateurs écologiques développées sont notamment : la richesse spécifique, l’abondance des espèces, la diversité, la régularité des espèces au sein de chaque communauté et le ratio auxiliaire/ravageur.

Depuis trois ans, une attention particulière est apportée sur le suivi des vols de noctuelles défoliatrices et terricoles en extérieur et le suivi des insectes piqueurs suceurs que sont les thrips, les pucerons et les aleurodes sans négliger les autres ravageurs existants et potentiels.

Plusieurs exploitations sont l’objet de cet inventaire depuis 2006, qui révèle une augmentation des populations d’insectes indigènes utiles avec l’adaptation de pratiques culturales des horticulteurs. Un des objectifs en 2010 est ainsi d’implanter (dans ou autour de l’entreprise) l’auxiliaire indigène avant l’arrivée massive des ravageurs saisonniers comme les pucerons au printemps et les noctuelles en été.

Pour cela certaines pratiques sont mises en œuvre, tel que le retrait des produits chimiques aux abords des serres, l’implantation et l’entretien des habitats pour les auxiliaires indigènes aux abords de l’exploitation (plantes hôtes méditerranéennes, plantes à pollens et nichoirs pour l’hivernation).

Parmi les nombreux auxiliaires relevés sur les sites, deux familles ont un intérêt horticole tout particulier : les syrphes et les chrysopes.

Un protocole d’identification des espèces présentes et de reconnaissance de leur habitude alimentaire est élaboré dans le but de mieux cibler les plantes susceptibles de les conserver sur les sites. Ce travail est réalisé avec l’appui scientifique du Dr. Villenave-Chasset entomologiste et spécialiste mondial des Chrysopes de la société Flor’Insect. Parallèlement, une démarche pilote d’installation d’abris « Cabanon à Chrysope » est réalisée sur chaque site d’inventaire. Cet abri est réalisé à base de matériaux méditerranéens, selon un modèle expérimental fabriqué à Hyères par l’ESAP Les Palmiers.

Le projet souhaite promouvoir l’intégration paysagère de l’entreprise grâce à l’implantation de végétaux supports aux populations indigènes. In fine, l’ambition est ainsi de concilier progrès technique, compétitivité des entreprises et démarches environnementales, en sachant valoriser le savoir-faire de la profession varoise envers le grand public et nos clients.

Acteurs

En suivant les différentes étapes du protocole, les partenaires du projet sont les suivants :

Porteur et animateur du projet :

Scradh

Observation, collecte et description :

  • Sur les exploitations : le groupement de producteurs de Phila-Flor

Conseillers : Isabelle FOREST, Christophe MASSEL, Christophe ROBERTI

  • Sur la station et ponctuellement dans les entreprises : Ange DROUINEAU

Identification et tri des collectes

Sur les exploitations : les conseillers de Phila-flor - à la station : Scradh

Identifications précises d’organismes peu communs et totalement méconnus

  • Scradh, A. DROUINEAU
  • SRAL de Nice (anciennement service de la protection des végétaux), Centre administratif départemental des Alpes Maritimes, BP 3038 Nice 06201 Cedex 3 - contact François BERTAUX
  • Fredon Rhône Alpes, 80 Boulevard d’Alsace 69100 Villeurbanne - contact Benoit CAILLERET
  • LNPV de Montpellier, contacts : Valérie BALMES et Jean-Claude STREITO
  • INRA SUPAGRO laboratoire d’acarologie de Montpellier contact : Pr. Serge KREITER

Analyses des composantes écologiques, interprétation des résultats et synthèse des travaux

Scradh

Diffusion des résultats, communication

SCRADH avec ses outils habituels, et l’association Hyères Hortipole en relais évènementiel

Commission technique

Les résultats sont régulièrement débattus en commission "Protection Biologique Intégrée" du SCRADH avec les professionnels et partenaires

Transfert en entreprises dans le Var

Le groupement de producteur Phila-flor, SCRADH

Réseaux d’échanges techniques sur le thème :

Groupe national Protection biologique intégrée de l’Astredhor : rencontre annuelle depuis 2001 avec présentation des résultats d’essais / Contact : Agnès LANGLOIS

Groupe régional d’expérimentation mixte Aprel/Scradh : 2 rencontres novembre 2004 et 2005 avec présentation de résultats d’essais – principale problématique la lutte biologique contre Bemisia tabaci.

Groupe national d’expérimentation du Ctifl à Balandran : rencontre annuelle depuis 2004

Contact : Yannie TROTTIN-CAUDAL

Télécharger le programme du projet

Etat des lieux

Exemple d’auxiliaire indigènes Varois

Macrolophus caliginosus Encarsia Formosa Diglyphus isaea Chrysoperla Eretmocerus mundus Phytoseïulus persimilis Cryptolaemus montrouzieri Orius laevigatus

Et d’autres non disponibles en élevage :

Coenosia attenuata / Encarsia hispida ou encore Aeolothrips sp.

Actions

Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

la flore nourricière des insectes utiles aux cultures

Durand Christine

A noter la parution en avril 2013 de la Fiche technique environnement N°19 du Scradh rédigée par Ange DROUINEAU et consacrée à "la flore nourricière des insectes utiles aux cultures"

Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

réunions et visites de cultures dans le var du groupe national PBI

Durand Christine -

Les 15 et 16 mars s'est tenue à Hyères, la réunion du groupe national ASTEDHOR œuvrant, en station ou en entreprise, aux avancées de la lutte PBI en horticulture. Au cœur ces deux jours d’échanges : - la lutte contre les thrips sur rose fleur coupée - la biodiversité fonctionnelle ou pas pour les cultures horticoles

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

L'Inule visqueuse : "l'insecte végétal" !

Ange LHOSTE DROUINEAU

Cette plante sauvage de méditerranée fleurie en automne et si on lui laisse un peu de place elle jouera de ses alliances avec les insectes pour protéger les cultures horticoles mais aussi…les oliviers !

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

Reportage de France 3 au scradh

Christine Durand

France 3 Toulon à réalisé et diffusé un reportage sur la Protection biologique intégrée en horticulture mettant en avant l'avancée environnementale que cette technique représente. retrouvez après lire la suite ce reportage.

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

Communication et transfert d'expérience

Ange LHOSTE DROUINEAU

Le Scradh centralise les données qui sont interprétées dans un premier temps. Certains relevés ont un caractère urgent de ce fait ils donnent lieu à une interprétation immédiate en période à risque comme la dynamique de vols des noctuelles en été (avertissements horticoles), une augmentation de la pression de thrips,…. Dans un deuxième temps, les résultats sont diffusés lors d’échanges interactifs pour anticiper la lutte contre les ravageurs saisonniers et à l’occasion des rencontres professionnelles et interprofessionnelles.

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

Les abords des serres: un rempart pour protéger les cultures?

Ange LHOSTE DROUINEAU

Bien agir à l’extérieur pour protéger l’intérieur. L’objectif est de favoriser la biodiversité fonctionnelle dans les exploitations varoises.On cherche ainsi à implanter, dans ou autour de l’entreprise, la faune auxiliaire avant l’arrivée massive des ravageurs saisonniers comme les pucerons au printemps et les noctuelles en été.

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

un aperçu du service rendu des auxilaires

Anges LHOSTE - DROUINEAU

Le suivi des noctuelles, ravageurs à fort impact agronomique, a été une conséquence directe du projet Les statistiques de 2006-2010 (données arrêtées au 01 octobre 2010) permet au SCRADH de dégager des résultats intéressants.

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Valorisation de la faune indigène utile dans le cadre de la PBI

De nouveaux services aux horticulteurs

Ange LHOSTE DROUINEAU

Grâce aux résultats de l’action « Horticulture et biodiversité fonctionnelle » de nouveaux services sont proposés aux horticulteurs par le réseau recherche appliquée (Scradh) et développement (Phila-flor)

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