Rosa
La culture de la rose est apparue au Moyen-Age et s’est développée à partir du XVIII ème siècle. Du travail des obtenteurs ont émergées des variétés plus spécifiquement adaptées à l’usage pour la fleuristerie. En effet, le gabarit des tiges et des boutons, la tenue en vase, les aptitudes agronomiques pour la culture sous abris sont radicalement différents des variétés de jardin.
La culture des roses dans le Var s’est largement développée à partir des années 1970. Actuellement cette culture concerne presque exclusivement la production de variétés à gros boutons. Cultivées sous serre tout au long de l’année, les améliorations techniques et agronomiques de la Rose en font une culture high-tech .
L’offre varoise proposée sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères est pour l’année 2008 de 19 millions de tiges vendues. Les variétés cultivées dans le Var sont spécifiques car adaptées au climat méditerranéen. La gamme proposée compte plus de 80 cultivars et s’étoffe régulièrement de nouvelles variétés.
Retrouvez plus d’info dans les rubriques ci-dessous : Offre/production/variétés
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Président du Syndicat Horticole du Var, porteur du Projet énergie : "On peut, certes, optimiser nos installations grâce à...
Offre mondiale :
En 2008, sur l’ensemble des marchés hollandais, la rose représente un commerce d’environ 3 486 millions de tiges dont 1 203 millions sont produites au Pays-Bas. Les variétés à gros boutons représentent 72% de l’offre contre 25% pour les variétés à petits boutons et 2% pour les sprays. L’import représente 52% de l’offre sur les gros boutons et la quasi totalité (96%) de la gamme à petits boutons soit 96% . Les provenances majeures sont le Kenya et l’Ethiopie. La commercialisation est globalement régulière toute l’année avec, pour ordre de grandeur, des quantités mensuelles de 200 millions de tiges pour les variétés à gros boutons.
La rose est une culture dont le renouvellement variétal suit l’effet de la mode (tendance de coloris) mais certaines tendances ne se démentent pas et le rouge reste le coloris le plus demandé. En 2008, la gamme des variétés est particulièrement dense, avec 370 variétés référencées parmi les roses à gros boutons, une centaine pour celles à petits boutons et plus de 70 variétés de spray
Offre varoise :
En 2008, sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères, 19 millions de tiges ont été commercialisées. (quantité en recul par rapport à 2007 )
L’offre est centrée sur les variétés à gros boutons, qui représentent 96% des quantités, et compte une centaine de variétés référencées. Les roses sont vendues en coloris variés pour seulement 18 % des volumes, le reste est vendu à la variété. La gamme est spécifique, les grandes tendances de couleur restent cependant analogues à celles du marché mondial. Sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères, figure au top 10 les variétés Miss Paris, Milva, Modena, Magnum, Aubade, Voyage, Prestige, Suela, Pola-star, Avalanche
Calendrier
Dans le Var, l’offre en rose à gros boutons est disponible 12mois/12, avec des quantités moindre en hiver car seules les entreprises ayant optimisé leurs dépenses énergétiques produisent l’hiver. Globalement et depuis de nombreuses années, 70 % des volumes de roses sont produits entre avril et octobre. La production d’hiver (novembre à mars), moins abondante, reste la mieux valorisée avec un prix moyen nettement supérieur (+83% en 2008). 80% des volumes des roses spray sont produits entre mars et octobre. Le Prix moyen reste globalement stable toute l’année.
Cotations :
Concernant les roses, les écarts de prix restent importants selon les époques. C’est la demande commerciale qui fixe les prix et l’effet spéculatif des fêtes est très important (Saint Valentin , Fête des mères, Fêtes de fin d’année…). Les cotations se font également en fonction de chaque variété, avec une plus-value sur les nouveautés. Globalement les roses à gros boutons présentent un prix moyen sur l’année de 0.36€ par tige.
Retrouvez les cotations détaillées de cette espèce via le site du SNM et une analyse par variété des mercuriales de la SICA Marché aux Fleurs de Hyères sur le site de la Chambre d’Agriculture du Var (rubrique pole maraicher /économie)
Qualité :
La fraîcheur et la traçabilité du produit restent les principaux atouts de la Rose varoise. Les fleurs récoltées quotidiennement approvisionnent le site du Marché aux fleurs d'Hyères et la filière en aval (négoce-expédition) dessert rapidement ces produits dans toute la France.
Depuis plus de 10 ans maintenant, les rosiéristes varois s’engagent pour la qualité de leur produit à travers la maque de qualité « Hortisud ». Des cahiers des charges spécifique aux roses ou aux roses spray offrent la garantie de la fraîcheur du produit et celle d’un contrôle régulier des lots mis en marché. Sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères, diffuseur exclusif de la marque, 75% des apports portent la marque Hortisud. Depuis 2007, Hortisud est une marque Agrée Charte Qualité Fleurs, apportant des garanties d’optimisation et du suivi de la de tenue en vase .
Techniques culturales :
Le rosier est une plante pérenne dont les fleurs sont récoltées toute l’année. La production de roses est, d’un point de vue agronomique, intensive : chauffage, éclairage, fertilisation, lutte contre les ravageurs. Seule l’évolution des techniques culturales permet de proposer une offre attractive tout en respectant l’environnement.
C’est l’engagement qu’ont pris les rosiéristes varois avec la mise en place d’une production hors-sols (fertilisation en circuit fermé), la maîtrise des dépenses énergétiques, la mise en place de la protection biologique intégrée. La maîtrise du climat des serres reste un point majeur dans la lutte contre le botrytis auquel la rose est très sensible. La chambre d’Agriculture du Var propose un système l’alerte reflétant l’évolution des risques de botrytis sur les cultures ( calcul du coefficient sanitaire). Cette alerte permet de maintenir la vigilance des rosiéristes sur ce sujet.
Développement de techniques innovantes:
Bénéficiant d’une station d’expérimentation à Hyères, de nombreuses innovations techniques ont été transférées en entreprise très rapidement. On citera pour mémoire :
Actuellement encore le SCRADH travaille, dans le cadre de la commission « rosiéristes » sur :
en savoir plus grâce au site du scradh (station d'expérimentation du réseau Astredhor)
Le respect de l’environnement
La rose est l’espèce la plus vendue au monde, avec un négoce mondial passant par les veilling, de plus de 3.5 Milliard de tiges (Chiffre 2008 du VBN). Elle occupe, loin devant les autres, la place de leader.
Pour cette raison son impact sur l’environnement est plus sensible que jamais. La législation française encadre sérieusement la production horticole. Dans ce contexte, les horticulteurs du Var adoptent les techniques culturales les plus performantes pour ne pas émettre de rejets azotés et préserver les ressources en eau (recyclage des solutions de fertilisation), limiter l’utilisation des produits phytosanitaires (retraits législatif des matières actives dangereuses, développement des méthodes de lutte alternative PBI).
L’impact énergétique est aussi très important sur cette espèce. Le défit de l’accès aux énergies renouvelables est au cœur d’une des actions du SPL horticole ( pour en savoir plus :projet SPL "solutions énergie pour les serristes" ) et c’est un rosiériste qui ouvre cette voie en inaugurant en 2008 une chaufferie par géothermie. (accéder au témoignage)
Enfin l’impact « kérozène », moins médiatisé, n’est pas à oublier si l’on sait qu’environ 50% des roses vendues en Europe viennent d’Afrique. L’achat de proximité reste éco-logique !
Évolution de la gamme
Sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères, la gamme des roses à gros boutons compte environ 190 variétés. En 2008 figurent au Top 10 les variétés suivantes (quantité de tiges annuelle)
La création variétale au sein de l’espèce
Sur la Rose, la création variétale mobilise les travaux de grandes firmes internationales (Liste non exhaustive : Kordes-rosen, Lex, Meilland ,Nirpinternational, Olijrozen, Pressman, Scheurs, Tantau-rosen, Terranigra) dont les serres de sélection sont basées aux Pays-Bas avec parfois des postes avancés dans les pays qu’ils fournissent. A Antibes, un sélectionneur renommé Mr Kriloff, mène ses propres travaux.
Le processus de sélection est très long 8-10 ans. A partir de croisements des deux parents par voix sexuée classique (pollen/pistil), la descendance (des milliers de graines) est mise en culture et seules les variétés présentant les caractères recherchés sont retenues en phase de présélection. Ces variétés présélectionnées, sont ensuite testées localement pour leurs aptitudes agronomiques, puis nommées. Les variétés sont protégées 25 ans par des certificats d’obtention végétale et leur nom, déposé, est le garant de leur authenticité.
Pour chaque variété sélectionnée, la multiplication des rosiers se fait ensuite par voix végétative, (greffe) et, à l’achat, chaque plant fait l’objet du paiement d’un droit d’exploitation : les royal tee. Les grandes firmes d’obtention sont à la tête d’un patrimoine génétique protégé et spécifique qui fonde leur potentiel de développement.
Les contacts Pro en région :
Obtenteurs/distributeurs/ serre de pré-sélection et démonstration présents localement
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