Anemone
Plante herbacée rhizomateuse de la famille des Renonculacées. A son origine, fleurette des pays méditerranéens de l’Europe et d’Asie mineure. Mise en valeur dans les jardins anglais d’Elisabeth I, cette espèce a trouvé sa place en culture florale depuis les années 1930 sur le bassin méditerranéen français, c’est l’époque phare de l’anémone de Caen (la petite anémone). Ce n’est que vers les années 1970 que les hybrideurs (France, Israël, Italie) s’intéressèrent à cette espèce et furent à l’origine de variétés hybrides plus vigoureuses, plus grandes, se déclinant dans toute une gamme de coloris et lui conférant dorénavant un statut de fleur majeure pour la fleuristerie.
La culture dans le var
La production des anémones dans le var commence début octobre pour finir fin avril. L’anémone est une Méditerranéenne ayant besoin de la luminosité et des températures hivernales du var pour son développement.
L’offre varoise est stable, avec chaque année environ 12 millions de tiges produites et réparties actuellement pour 30% en Anémone de Caen et 70% en Anémone Hybride. De nombreux cultivars existent et étayent une offre riche en coloris.
Retrouvez plus d’info dans les rubriques ci-dessous : Offre/production/variétés
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Offre mondiale :
En 2009, sur l’ensemble des marchés hollandais, l’anémone est majoritairement (à 82% en quantités) un produit d’import et représente un commerce d’environ 67 millions de tiges. Les anémones produites aux Pays-Bas sont de type Monalisa (4.7 millions de tiges) et Marianne (2 millions de tiges).
Vendues pour 88% des quantités par variété, la gamme se compose pour 36 % en petites anémones (type Jérusalem) ; pour le reste Mérone et Galilée sont les plus importantes ( avec respectivement 23% et 14%), les autres types représentés sont Carmel (4.2%) Marianne (3%), Mona Lisa (7%) et Mistral plus (0.4%) . Les meilleures cotations sont obtenues pour les anémones produites au Pays-Pas avec en 2009 trois variétés très cotées : Mona Lisa Orchid, Mona Lisa White et Marianne Panda.
Offre varoise :
Sur la saison 2009/2010, sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères 11,126 millions de tiges ont été commercialisées. (quantité stable en général, bien qu'en léger recul par rapport à 2008/2009 -2.5%)
La gamme comporte 9 grands types de cultivars : les petites anémones (Caen et Jérusalem) pesant pour 32% des apports avec 3.6 millions de tiges, les anémones hybrides (Galilée, Meron, Carmel, Christina, Marianne, Mistral,Tétraploïdes) représentant 68% des quantités avec 7.5 millions de tiges.A noter que dans le groupe des peites anémones le type Jérusalem supllante chaque année d'avantage le groupe anémone de Caen (82% de Jérusalem en 2009/2010 contre 66% la saison d'avant). Chaque type d’anémone se décline selon une gamme de coloris. A la mise en marché, les anémones de Caen sont proposées en mélange de coloris variés, les anémones de types Galilée, Meron, Carmel, Christina, Marianne, Mistral, Tétraploïdes le sont également pour 41% d’entre elles mais sont également proposées en uni-colori.
Parmi les anémones Hybrides, les plus représentées sont Galilée et Meron (sa plus récente évolution).
Découvrez la gamme en image sur le site du marché aux fleurs de Hyères.
Le Calendrier de production
Le calendrier de production 2009/2010 des anémones de Caen et des grandes anémones se déroule, comme les années précédentes, entre début octobre et fin avril. Les quantités sont relativement stables (11,126 millions de tiges contre 11,368 l’année précédente) avec une tendance durable de réduction des volumes des petites anémones ( 32%) au profit des anémones hybrides (68%). Les apports suivent une courbe avec deux pics : un premier pic fin novembre auquel succède une courte période de moindre apport et rapidement suivi d’une montée en volumes située mi-février et se stabilisant jusqu’à mi-mars avant d’amorcer la chute des volumes correspondant à la fin de la saison.
Cotations :
Globalement les anémones présentent un prix moyen de 0.13 €/tige pour les anémones hybrides et de 0.08 €/tige pour les petites anémones. Les prix sont très fluctuants selon la période avec les plus hautes cotations en fin d’année (novembre décembre).
Retrouvez les cotations détaillées de cette espèce via le site du SNM et une analyse des mercuriales de la SICA Marché aux Fleurs de Hyères sur le site de la Chambre d’Agriculture du Var (rubrique pôle horticulture et maraicher / sous rubrique économie)
La qualité des anémones du var
Producteurs et experts horticoles ont participé à l'élaboration d'un cahier des charges spécifique aux anémones de Caen et un autre pour les anémones Hybrides , décrivant les caractéristiques optimum du produit qui répondent à l'attente de qualité du négoce sur cette espèce. L’offre provenant de nombreux producteurs, l’harmonisation des longueurs est au cœur de ces cahiers des charges pour former collectivement une offre homogène. La marque collective de qualité HORTISUD garantie le respect de ces cahiers des charges en mettant en œuvre un plan de contrôle rigoureux des produits. Sur la SICA Marché aux fleurs d'Hyères, diffuseur exclusif de la marque, 63% des apports d'anémones portent la marque Hortisud. Depuis 2007,Hortisud est une marque Agrée Charte Qualité Fleurs pour laquelle la structure du Marché aux fleurs de Hyères fait l'objet d'audits réguliers par un cabinet indépendant.
Techniques culturales :
Les anémones sont des plantes bulbeuses dont les besoins agronomiques en font une culture quasi exclusive des régions méditerranéennes (France-Italie-Israël). Les pattes (bulbes) sont plantées en fin d’été pour une production répartie de début octobre à fin avril. Dans le var l’anémone est cultivée soit en plein air (anémone de Caen et Jérusalem) ou sous abri léger. Ses besoins en température sont couverts par les hivers cléments de méditerranée. Cette culture a besoin d’un bon ensoleillement hivernal (ce qui peux être la source d'une baisse de la qualité quand tel n’est pas le cas). Cultivée majoritairement en pleine terre, la maîtrise de son irrigation est importante avec de forts besoins après la plantation d’été puis des besoins beaucoup plus faibles en période hivernale.
Développement de techniques innovantes
A la demande des producteurs, le SCRADH (station d’expérimentation) recherche et développe de nouvelles techniques pour la maîtrise de la culture des anémones :
• Acquisition de références agro-climatiques sur la culture
• Tests d’évaluation variétaux
• Culture en hors-sol sur supports inertes (perlite, fibre de coco)
• Essais d’engrais enrobés
• Lutte contre les ravageurs par introduction de populations d’insectes auxiliaires (PBI)
• Lutte contre les adventices - désinfection par solarisation
• Essais de chauffage basse température – essais d’éclairage d’assimilation
• Tests de tenue en vase en partenariat avec l’ASTREDHOR et l’URIH
• Essai de lutte biologique contre le botrytis (mesures prophylactiques et protocole d’emploi d’un champignon antagoniste)
en savoir plus grâce au site du SCRADH (station d'expérimentation du réseau Astredhor)
Zoom sur La production hors sol
Testée au sein de la station d’expérimentation du SCRADH, cette technique culturale permet de s’affranchir du sol en utilisant des supports de culture inertes (perlite, fibre de coco) et offre de nombreux avantages : maîtrise de la fertilisation et de l’irrigation, meilleures conditions de travail avec des plans de culture surélevés, augmentation de la densité sans perte de qualité.
Cette technique offre de nouvelles perspectives, mais pose la question de la mise en place d’une culture complémentaire après celle de l’anémone (culture en rotation) pour améliorer la rentabilité de l’investissement hors-sol.
Le respect de l’environnement
Mise au point à la station du SCRADH et en collaboration étroite avec les fournisseurs d’auxiliaires, la technique de protection biologique intégrée a été de plus en plus mise en application par les producteurs d’anémones varois. La mise en place de populations d’insectes « auxillaires » prédateurs des ravageurs de la plante, se substitue à l’emploi de pesticides. La mise en place de la désinfection des sols par solarisation peut également palier aux problèmes d’enherbement des cultures ainsi qu’aux principales maladies telluriques. L’implantation de mycorhizes antagonistes est aussi parfois employée pour éviter les maladies cryptogamiques. En pleine terre, pour optimiser la maîtrise de la fertilisation, la mise en place de cultures intermédiaires "piège à nitrate" peut être pratiquée.
Évolution de la gamme
Pour la saison 2009/2010, la gamme des anémones commercialisées sur la SICA Marché aux Fleurs d'Hyères se caractérise comme suit :
Les anémones de type Caen et Jérusalem sont vendues en mélange de coloris variés et pèsent pour 32% de l’offre. Fleurs simples de taille moyenne .La tendance depuis plusieurs années est à l’accroissement des volumes en Jérusalem au détriment de Caen.
En ce qui concerne les anémones Hybrides :
Sur le marché de Hyères elles sont vendues en varié pour 40% d’entre elles. Les ventes à la variété reflètent la gamme suivante :
Création variétale au sein de l’espèce
Native du berceau Méditerranéen, l’anémone est utilisée pour la confection de bouquets dans les années 1930. Ce sont alors des fleurs simples de petite taille vivement colorées « les anémones de Caen ». Ce n’est que vers les années 1970 que les obtenteurs vont s’intéresser à cette espèce et lui permettre d’exprimer tout son potentiel ornemental à travers la création par hybridation de nouvelles variétés.
Les obtentions françaises
C’est l’INRA de Fréjus dans le Var qui, dans les années 1970, réussit la création d’une variété Tétraploïde (par doublement du nombre de chromosomes) qui confère à l’anémone une fleur 1.5 fois plus grande, une tige plus robuste et plus longue (jusqu’à 50cm). Marianne, création française de 2002, diffusée en exclusivité par le Comptoir Paulinois, est issue de Mona Lisa (variété Américaine créée par Panamseed à la même période que les Tétranémones) et se caractérise par le gigantisme de ses fleurs et la qualité des tiges.
Les obtentions Italiennes et Israéliennes
Jérusalem est une variété israélienne ancienne qui caractérise la petite anémone. Galilée (anémone triploïde) puis Carmel et Meron vont incarner l'évolution vers une anémone de plus grande taille. L’Italie marque également l’histoire de la création variétale et les établissements Biancheri proposent Cristina (grande à fleurs simples) puis plus récemment Mistral et Mistral +, fleurs doubles à très longues tiges. L’une des particularités des Mistral plus est l’homogénéité des lots reflétant la stabilité génétique de l’espèce.
Les contacts Pro dans le var :
Comptoir Paulinois ( la garde)
Plants et services (diffusion Bianchéri créations-Hyères)
En savoir plus
www.comptoir-paulinois.com
www.bianchericreations.it
à moindre ampleur : Les créateurs américains de Mona Lisa : Panan Seed